Le Kobé à travers le Monde

Jusqu’à récemment, le bœuf de Kobé n'était commercialisé qu'au Japon (ainsi que Macao qui était une exception). 
 

La question de l’exportation est née des éleveurs qui souhaitaient conquérir le marché étranger, mais aussi de protéger le label qui se faisait copier par des éleveurs Australiens et Américains. Effectivement, l’appellation trompeuse « à la mode de Kobé / type Kobé » était trop fréquemment utilisée pour vendre du bœuf Tajima classique.
Ainsi, l’exportation vers les États-Unis a été autorisée courant 2012. 
 

La première exportation vers l'Europe s’est faite en juin 2014, il est ainsi possible d’acheter du bœuf de Kobé en France. Cependant, il ne faut pas le confondre avec le bœuf Wagyu (WA signifiant Japonais et GYU signifiant Boeuf), qui représente tous les bœufs de race Japonaise qu’importe son pays de naissance, d’élevage et abattage.
 
Alors que le bœuf de Kobé est précisément du bœuf Wagyu, de race Tajima, née et élevée à Kobé et accréditée par l’association Kobe Niku.  
 
Aussi, pour protéger au mieux le label, gérer les quantités expédiées et prouver la véracité des revendeurs de bœuf de Kobé dans monde, le Japon a décidé de créer une association appelée « KOBE NIKU ». Elle sélectionne d’une part minutieusement, et une à une, les sociétés qui sont autorisées à recevoir et vendre le véritable bœuf de Kobé. Et d’autre part, elle dispose d’un site relayant tous ses revendeurs, restaurateurs et bouchers en droit de vendre ce label. De plus, chaque revendeur reçoit une statuette en bronze en forme de bœuf qu’ils peuvent mettre en avant au sein de leurs clientèles. 
 

Malgré tout, cette viande bovine demande beaucoup de travail à produire, ce qui engendre des prix élevés. En 2015, 20 % de la production est exportée, soit un millier de carcasses.